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Les zombies, sur les traces des morts qui marchent

Des zombies

Les zombies : sur les pas des morts qui marchent

Depuis le triomphe de Béla Lugosi dans le film "White Zombie" en 1932, les zombies sont devenus un des thèmes fétiches du cinéma d'épouvante, à l'instar des vampires, momies et autres créatures de Frankenstein.

Mais qui sont ces monstres, et existent-t-ils réellement ?
Selon le célèbre anthropologue Alfred Métraux, les zombies sont « des personnes dont le décès a été dûment constaté, qui ont été enseveli au vu et au su de tous et que l'on retrouve quelques années plus tard dans un état voisin de l'idiotie ».


À Port-au-Prince, ajoute-t-il, rares sont ceux, même parmi les personnes éduquées, qui n'accordent pas créance à ces macabres histoires.
Hors d'Haïti, bien sûr, tout cela est considéré comme relevant de la superstition.


La nuit des morts vivants en 1968



Zora Neal Hurston

Zombifications

L'écrivaine et ethnologue Zora Neale Hurston, qui fut l'élève du grand anthropologue américain Franz Boas, a été l'un des premiers témoins non haïtiens qui ait décrit une rencontre avec un zombie.

En octobre 1936, on arrêta une femme qui errait, hagarde et nue, dans la vallée de l'Artibonite.
Elle s'appelait Félicia Felix-Mentor et elle était morte 29 ans plus tôt, en 1907.
Hurston vint la voir à l'hopital de gonaives ; elle avait « un visage sans expression, aux yeux morts », les paupières étaient « blanches comme si elles avaient été brûlées par de l'acide ».

Selon Hurston, la zombification était le châtiment de ceux qui ont trahi les secrets des sociétés secrètes haïtiennes.
Mais personne ne la crut ; «Zora Houston est trés superstitieuse », écrivit Alfred Métraux avec condescendance.

Un héritage de l'esclavage

L'île d'Hispaniola a été découverte par Christophe Colomb en 1492.
Au XVIIe siècle, elle devint un repère de flibustiers. En 1697, l'Espagne céda à la France la partie occidentale de l'île, qui prit le nom de Saint-Domingue.
Les colons français et développèrent la culture de la canne à sucre en utilisant des esclaves noirs importés d'Afrique.

Ces esclaves étaient traités avec une cruauté inimaginable, et malgré les terribles châtiments encourus, beaucoup s'échappaient pour se cacher dans les montagnes.
Dans les années 1740, un esclave marron (évadé) nommé François Mackandal organisa la révolte en créant des sociétés secrètes parmi les esclaves des plantations, et en leur apprenant à utiliser des poisons contre les esclavagistes.
Si Mackandal fut finalement trahi et condamné au bûcher (auquel, selon la légende, il échappa grâce à ses pouvoirs magiques), les sociétés secrètes continuèrent à se développer et à organiser la rebellion.

La révolution haïtienne


Après les grands soulèvements des années 1790, l'échec de la sanglante tentative de reconquête lancée par Bonaparte en 1803, l'indépendance d'Haïti fut proclamée en 1804.
Une série d'empereurs noirs se succédèrent jusqu'en 1859; depuis, l'histoire politique de la république d'Haïti a été une succession ininterrompue de période de totale anarchie et de dictature brutale. Les unes comme les autres ont nourri la puissance des sociétés secrètes.
Zora Neal Hurston a affirmé que la « zombification » été provoqué par un « poison à action rapide ». Cette hypothèse s'est trouvée renforcer au début des années 1980, lorsque le jeune anthropologue canadien Wade Davis a recueilli des informations selon lesquelles le poison utilisé proviendrait d'un poisson vénimeux, appelé tétraodon.

Datura stramoine ou concombre zombie

Le zombie et son frère

Wade Davis enquêta sur deux cas, signalés par le psychiatre new-yorkais Nathan Kline, qui semblait prouver que la zombification n'était pas une fiction.
En 1962, un paysan haïtien de 40 ans, Clairvius Narcisse, mourut des fièvres dans un hôpital d'Haïti. Il fut enterré le lendemain.
18 ans plus tard, en 1980, un homme aborda la soeur de Clairvius, Angelina, en lui assurant qu'il était son frère Clairvius.
Il lui raconta qu'il avait été « zombifié » à l'instigation de son frère, avec qui il était en conflit.

Il avait été sorti de sa tombe et forcé de travailler comme un esclave dans un champ, avec d'autres zombies.
Au bout de deux ans, son maître avait été tué ; il s'était enfui et depuis 16 ans il errait dans la campagne. Ce n'est qu'après avoir appris la mort de son frère qu'il avait osé se manifester.
L'identité de Clairvius Narcisse fut confirmée.

La même année retrouva un groupe de zombies qui errait dans le nord d'Haïti, à l'endroit précis où Narcisse racontait avoir été contraint de travailler.
Lorsque Davis se rendit à Haïti, il s'intéressa tout particulièrement au datura stramoine, une plante toxique qui est surnommée le « concombre zombie » à Haïti.
Il rendit visite à Max Beauvoir, un spécialiste du vaudou, et rencontra Clairvius Narcisse, qui lui confirma son histoire.

Un zombie de cinéma émerge de sa tombe


Poisson globe fugu

Poisson et poisons

Davis s'intéressa ensuite de près à une variété très vénéneuse de crapaud buffle, le "Bufo marinus", ainsi qu'à deux espèces de tétraodons, des poissons surnommés « poissons-globes » qui ont la particularité de se gonfler d'eau lorsqu'ils sont menacés.
Ces poissons contiennent une neurotoxine appelé tétrodotoxine, qui est mortelle à très faible dose.

En 1774, le capitaine Cook fut gravement intoxiqué après avoir consommé le foie dans la laitance et la laitance d'un tétrodon. Notons qu'au Japon ces poissons, appelé fugu, sont très appréciés des gourmets.

Les cuisiniers japonais élimine les parties vénéneuses, notamment le foie.
Pour Davis, il est clair que la tétrodotoxine des poissons-globes n'est pas le seul secret de la « zombification ».

Dans son livre "le serpent et l'arc-en-ciel" de 1985, il raconte comment il a cherché à se procurer le poison des zombies, pour le faire analyser en laboratoire.
Il a rencontré de nombreux houngans et assisté à des cérémonies vaudoues impressionnante, durant lesquelles des gens étaient « possédés » par des esprits.

Une réalité

Davis dut mettre un terme à son enquête plus tôt qu'il aurait voulu, après la mort d'un de ses commanditaires.
Son livre laisse peu de doute sur le fait que le secret de la « zombification » est un poison qui donne aux victimes toutes les apparences de la mort.
Une fois déterrée, on leur administre un antidote et d'autres drogues pour les maintenir dans un état d'hébétude permanent.

En 1984, une émission de la BBC a confirmé que la zombification était provoquée par une substance qui affecte certaines zones du cerveau et plonge la victime dans un état semi-comateux.
Wade Davis n'a aucun doute sur la réalité de la zombification. Astral qui a
En revanche, ces recherches sur la religion vaudoue l'ont convaincu que les différents phénomènes liés au vaudou ne peuvent pas être tous expliqués de façon aussi naturelle.

Un drame de la jalousie

En 1976, une femme de 30 ans nommée Francina Illeus a été déclaré morte.
Trois ans plus tard, elle a été retrouvée vivante par sa mère, qui l'a formellement identifiée grâce à une cicatrice qu'elle portait à la tempe.
Le cercueil d'Illeus, exhumé, ne contenait que des pierres.
Elle aurait été victime de la jalousie de son mari.

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