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Le pain maudit de Pont Saint-Esprit

Pont Saint-Esprit C'est en 1951 qu'a eu lieu celle qui a été nommée par la suite "l'Affaire du Pain Maudit".
Cette année-là, à Pont Saint-Esprit, un petit village dans le Sud de la France, plus de trois cents personnes manifestèrent un comportement anormal caractérisé notamment par une violente hystérie, des hallucinations visuelles et sensorielles et, en plus, une hyperactivité motrice.

Pour expliquer ce syndrome, qui a provoqué aussi des décès, on a parlé de pain infecté par l'ergot.


Cette hypothèse s’étaie par le fait que les personnes ayant manifesté ces troubles, avaient toutes ingéré du pain ayant la même origine, c’est-à-dire fait de farine contenant des alcaloïdes de l'ergot de seigle.
Une autre hypothèse a suggéré un empoisonnement dû au méthyle mercure, un agent fongicide utilisé dans la récolte des céréales. Trente ans après, en 1982, on a invoqué l'Aspergillus fumigatus, une moisissure qui contamine les denrées alimentaires.
En dépit de ces diverses hypothèses, il faut cependant remarquer que l'origine des phénomènes associés à l'ingestion du "pain maudit" n'a pas encore été totalement élucidée.

Le pain de Pont Saint-Esprit 1951


Pont Saint-Esprit, un joli village au bord du fleuve Dieu le Rhône , dans le Sud de la France, est célèbre non seulement pour son pont historique mais aussi, malheureusement, pour ce qui arriva à ses habitants à partir du mois d’août de l’an 1951 et qui a été nommé par la suite “l’Affaire du Pain Maudit”.

C’est dans ce petit village que, vers la moitié du mois d’août de l’an 1951, les médecins Vieu et Gabbai remarquèrent que certaines familles présentaient un syndrome particulier, caractérisé par des sensations de froid, de la nausée, des vomissements et de la lipothymie.
A ces symptômes-là s’en ajoutaient d’autres, plus graves et, notamment, des convulsions, des hallucinations visuelles, des illusions sensorielles, de l’euphorie, des crises dépressives et des tendances suicidaires.

Coupure de presse pont saint-esprit Les comptes rendus décrivent Pont Saint-Esprit comme une espèce de cercle dantesque où des personnes qui hurlent se déambulent, terrorisées, dans les rues envahies par le hululement des sirènes des ambulances. Ce cauchemar parvint à son point culminant pendant la nuit du 24 août qui, par la suite, sera décrite par le docteur Gabbai comme « ma nuit d’apocalypse » (Giraud, 1973).

Voilà comment Fuller la décrit : « Toute cette nuit-là, des voitures, des charrettes, toutes sortes de moyens de transport amenèrent à l’hôpital des malades gémissant ou hurlant, en proie à des phantasmes de violence ou de peur… ».

Et aussi le matin suivant, dans les premières heures de la journée : « Les malades se croient entourés de flammes ; c’est ce qui les poussait vers les fenêtres… ils étaient éblouis de visions violemment colorées… » (Fuller, 1968).

Les effets psychiques s’évanouirent après quelques mois et, vers la fin d’octobre, la situation retourna à la normalité (Giraud, 1973). Le bilan final fut de presque une dizaine de morts et des centaines de malades, qui habitaient tous à Pont Saint-Esprit ou dans les environs, dont une soixantaine fut emmenée dans les hôpitaux psychiatriques de Montpellier, Nîmes, Avignon, Orange et Lyon.

Pont Saint-Esprit 1951


On a supposé qu’il s’agissait d’un empoisonnement alimentaire dû, notamment, au pain infecté par de l’ergot. Cette hypothèse est confirmée par le fait que ceux qui sont tombés malades avaient tous ingéré du pain vendu par la même boulangerie, dont la farine contenait de l’ergot (Gabbai et al., 1951), ce qui a été prouvé par une analyse pharmacologique effectuée à Marseille.

Chez les plantes, l’infection due à l’ergot a été décrite depuis les temps les plus reculés (Fayardo et al., 1995). Elle concerne les céréales, notamment le froment, l’orge et l’avoine, mais – plus fréquemment – le seigle. Le processus de l’infection concerne seulement les parties fleuries et les caryopses en voie de développement et il est provoqué par de nombreuses espèces et variétés de champignons parasites qui appartiennent au genre des Claviceps. L’espèce Claviceps purpurea (Classe : Ascomycetes, famille Clavicipetaceae), est la plus répandue et la plus nuisible.
L’ergot provoque une maladie de l’homme et des animaux qui s’appelle l’« ergotisme ».

Malade de Pont Saint-Esprit 1951


Chez les êtres humains, on a observé trois formes principales d’ergotisme : gangréneuse, convulsive et hallucinogène. La première forme est caractérisée par de grandes plaies, des boursouflures enflées qui rongent les extrémités jusqu’à en provoquer le détachement du corps avant le décès (Van Dongen, de Groot, 1995).

Les sujets atteints de la deuxième forme d’ergotisme présentent généralement des vomissements, de la diarrhée et des sensations de brûlure aux extrémités. Ce phénomène est parfois appelé « Feu de Saint Antoine ».

La boulangerie de Pont Saint-Esprit en 1951 Une deuxième forme d’ergotisme peut présenter aussi des convulsions, des mouvements de danse et des spasmes.
Cette symptomatologie est parfois dénommée « Bal de Saint Vito ». La troisième forme, hallucinogène, est caractérisée par les mêmes symptômes que les deux autres mais aussi par de fortes hallucinations, du nervosisme, de l’excitation physique et psychique, de l’insomnie et de la désorientation.

Dans le passé, il y a eu - bien que rarement - des épidémies d’ergotisme chez les peuples qui se nourrissaient de seigle.

Cependant, les épidémies les plus graves se concentrent entre la fin du 10ème et du 19ème siècle.
Même récemment, c’est-à-dire dans la première moitié du 20ème siècle, en Russie et en Angleterre, on a enregistré des épidémies d’ergotisme.
Outre l’hypothèse de l’empoisonnement dû à l’ergot, on a avancé d’autres hypothèses à propos des évènements de Pont Saint-Esprit.

Une opération de la CIA?

59 ans après les faits, les chercheurs n'apportent pas d'explications définitives puisque aucune des pistes suivies ( fongicides, eaux, toxines...) ne tient la route.
Pourtant, fin 2009, un journaliste, Hank Albarelli affirme que la crise de démence des habitants du Pont-Saint-Esprit viendrait d'une expérience secrète menée par la CIA et l'armée américaine.

En pleine guerre froide, la CIA a mené beaucoup d'opérations secrètes. Hank Albarelli dit avoir appris que la DGSE aurait demandé des informations sur l'affaire au Département d'Etat américain, ce que les services français démentent.
L'affaire du Pont-Saint-Esprit est-il le fruit d'une de ces expériences confidentielles? La thèse du journaliste américain entretient le suspense.

Source : Minuit forum

Il y a actuellement 2 commentaire(s)

Mr X a commenté le 29/04/2013 à 09:44:36 - 162 commentairesprofil ecrire
Rang : Expert

C' est la CIA qui testait le LCD... On l' a apprit grâce à la déclassifications de dossiers tenus secret jusque là !
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Shishop-Naglou a commenté le 28/04/2013 à 18:42:50 - 23 commentairesprofil ecrire
Rang : Débutant

C'est assez vieux comme histoire ? Intox ? On entend pleins de choses de ce type, parfois des légendes etc, mais très souvent datant d'il y a longtemps, souvent basées sur des légendes. Si c'est vraiment la réalité et que tout un village s'est trouvé dans un période d'hystérie et de dépression j'ai quand même du mal à me dire que ça vient du pain. Peut-être plutôt de l'eau ? L'eau qui était à leur disposition n'était peut-être pas très net. C'est assez louche.
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